Si on parlait d'autre chose que du coronavirus

Grâce au journal Le Monde, j’apprends, d’une part, que « le jeune homard est indifférent au champ électromagnétique » et que, d’autre part, « Néandertal était amateur de poissons et de fruits de mer ». Vous allez me demander s’il s’agit là de bonnes ou de mauvaises nouvelles. Pour le jeune homard, à l’évidence, c’est une bonne nouvelle. Quant à l’homme de Néandertal, il n’est plus là, hélas, pour nous donner son point de vue. Cela dit, qui, je vous le demande, ne se réjouit pas d’être amateur de poissons et de fruits de mer ? Voilà, c’était mes deux infos du jour. Parce que, honnêtement, vous n’en avez pas marre, vous, de tomber, dès que vous ouvrez un journal, que vous écoutez la radio ou que vous regardez la télévision, sur les mêmes informations comme quoi c’est pire que le pire d’hier, sur les mêmes chiffres catastrophiques, sur les mêmes débats anxiogènes sur la vie intime de ce virus, qui nous mettent le moral à zéro ? À croire qu’il ne se passe plus rien d’autre dans le monde. Que tous les journalistes de tous les médias sont mobilisés pour ne nous parler que de ça. Vous n’avez pas envie de souffler un peu ? D’échapper, ne serait-ce qu’un instant, au confinement qui nous confine entre confinés ? Voilà pourquoi je suis très heureux de vous apprendre, ce matin, que le jeune homard est indifférent au champ magnétique. Et que Néandertal était amateur de poissons et de fruits de mer. Ça va tout de suite mieux, non ?

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