A lui les petites suédoises



On reste sidéré devant les réactions de vieux mâles blancs au cri d’alarme de la jeune Suédoise Greta Thunberg, où se bousculent sexisme, machisme, mépris, condescendance, Greta Thunberg présentant le double handicap d’être à la fois jeune et femme. Un pic a sans doute été atteint avec ce tweet tout en finesse de Bernard Pivot, que je cite avec des pincettes : « Dans ma génération, les garçons recherchaient les petites Suédoises qui avaient la réputation d’être moins coincées que les petites Françaises. J’imagine notre étonnement si nous avions approché une Greta Thunberg. » Devant le tollé, Bernard Pivot a essayé de se raccrocher aux branches, avec un deuxième tweet : « Précisions. Je suis baba devant la verve, l’audace, la colère, la violence des propos de Greta Thunberg à l’ONU. Ce qu’elle ose est inouï. Imaginez notre étonnement, notre peur, si, dans notre génération de vieux ados des années 1950, nous avions croisé cette jeune Suédoise furibarde. » Bien essayé, Bernard. Mais c’est trop tard. Ce qui est dit est dit. Ce deuxième tweet piteux me donne même envie de le paraphraser : je suis baba devant la violence des propos de Bernard Pivot. Ce qu’il ose est inouï. Imaginez notre étonnement, notre peur, si, en lieu et place du respectable défenseur de la langue française que nous aimons, nous avions croisé ce vieux Français furibard. Rappelons le proverbe : quand la jeune Suédoise montre la Lune, le vieil imbécile regarde le doigt.

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